Carnet d'entrevues

La maison de Christine Beaulieu

En ce moment, on peut la voir à la télévision dans Lâcher prise et l’applaudir sur beaucoup de scènes du Québec grâce à la tournée de J’aime Hydro. Cette pièce de théâtre documentaire remporte un grand succès depuis sa création en 2016. Elle a d’ailleurs obtenu le Prix Michel-Tremblay du meilleur texte dramatique en 2017. Née à Pointe-du-Lac, Christine Beaulieu ressent une immense fierté de vivre à Montréal lorsqu’elle observe ce que devient sa ville d’adoption.

Des valeurs nouvelles

Elle vit dans le quartier Mile-End, près des anciennes usines de textiles transformées en bureaux et en logements d’artistes, de concepteurs et de jeunes entrepreneurs créatifs. À ses yeux, cette transformation a quelque chose de poétique. «Il y a longtemps, on y créait de la matière, aujourd’hui, on y crée plutôt des idées. Alors qu’autrefois, des femmes y travaillaient dans des conditions tout à fait discutables, c’est maintenant devenu un carrefour où l’on pense à des concepts innovants qui tendent à améliorer l’existence. C’est beau cette nouvelle vie, c’est vibrant!» L’actrice observe avec enthousiasme que beaucoup d’entreprises aux valeurs environnementales viennent s’y établir.

Qui s’étonne que l’autrice d’une œuvre aussi engagée que J’aime Hydros’illumine devant pareille forme d’affranchissement citoyenne et de conscience sociale? Christine constate avec bonheur ce récent virage entrepreneurial autour d’elle. À titre d’exemple, elle souligne la décision prise par les propriétaires du Noble Café, sur l’avenue Laurier et face au métro du même nom, d’offrir un rabais à celles et ceux qui apportent leur propre tasse. «Ils m’offrent ce que je recherche d’une entreprise, nous dit-elle. Je vais aussi au Butterblume, sur Saint-Laurent, qui vend des produits locaux, dont une sélection de vins québécois qui sont si difficiles à trouver à la SAQ.» Et lorsqu’elle sort de son quartier, elle aime aller à l’épicerie Les Récoltes, située sur la rue Bélanger, pour leurs produits frais, biologiques et traçables.

Ce sont toutes des entreprises en phase avec les valeurs de la dramaturge et actrice.

À la rencontre de l’autre

Christine Beaulieu ne se voit pas vivre ailleurs. «Je suis heureuse ici, c’est ma maison. Les décisions des politiciens municipaux me donnent de l’espoir, comme le prolongement des lignes de métro et des pistes cyclables, l’interdiction des bouteilles de plastique… Ça me rend fière d’être Montréalaise!» À son avis, le développement durable est essentiel au progrès de la ville, tout comme la couleur de son tissu social, fait d’une importante variété d’héritages culturels. Christine aime les gens. Selon elle, ce sont eux qui font Montréal. «Parfois, il me vient des envies de déménager dans le quartier Parc Extension. Il me semble que là, je pourrais profiter encore plus d’une variété de cultures, à deux pas de chez moi. Je nagerais dans ce qui fait la force de Montréal.»

Le printemps s’annonce occupé pour Christine Beaulieu. En plus de sa tournée théâtrale qui se poursuit, elle tournera une série télévisée dans laquelle elle tient un important rôle. On pourra aussi la voir sur grand écran dans le film La beauté du monded’André Forcier qui sortira sous peu. Malgré cet agenda chargé, on pourra tout de même la croiser dans les rues et les commerces qu’elle affectionne, là où elle rencontre des personnes qui lui font se sentir à la maison.

Merci à notre invitée du mois : Christine Beaulieu

Crédit photo: Julie Artacho

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