Art de vivre

Petits pensionnaires à 4 pattes

Devenir famille d’accueil pour un animal n’est pas une mince affaire, surtout dans les grandes villes comme Montréal. Hélas, de nombreux animaux sont abandonnés chaque jour par des propriétaires peu scrupuleux ou en manque de moyens pour subvenir aux besoins de leurs animaux. Ces animaux, parfois laissés à l’abandon dans les ruelles, parfois entretenus par des voisins bienveillants, parfois soutenus par les initiatives de quartier comme le programme Capture-Stérilisation-Retour-Maintien de la SPCA, souvent blessés, en danger, sont secourus par des organismes tels que la SPCA, les Aristopattes, SOS Minou et Pitou, etc.. Mais bien vite, les cages sont pleines, les animaux dépriment, et tout ceux qui y travaillent sont dépassés par la quantité d’animaux. C’est ici qu’ils ont besoins de vous.

Être famille d’accueil, c’est un moyen facile et gratuit d’aider les organismes. Certains animaux sont stressés, malades, déprimés et en cage. Ils ont donc besoin de soins, d’attention et parfois d’un endroit calme où se reposer. Être famille d’accueil c’est donc garder un animal chez soi, un certain laps de temps, pour lui permettre de se sentir bien, mieux, guérir et se reposer. Pour qu’il soit prêt à trouver une nouvelle famille pour la vie. 

Mais en résumé, qu’est ce qu’on attend de nous ? Pas grand chose, à vrai dire. Vous occuper de l’animal ou des animaux dont vous serez responsable : leur donner à manger, à boire, des caresses, jouer avec eux. Les sortir s ‘il s’agit de chiens. S’en occuper comme de votre propre animal et observer son comportement. Est-il agressif, craintif, câlin, gaffeur ? L’association voudra tout savoir sur l’animal, afin de dresser son portrait et de donner ses traits de caractères aux possibles adoptants. 

Je vais maintenant vous parler de notre expérience personnelle, parce que rien de mieux pour faire pleurer dans les chaumières qu’une belle histoire d’amour. Nous ne voulions pas d’animaux, principalement car nous aimons voyager. Mais nous ADORONS les animaux. Chiens, chats, chevaux, vaches et oiseaux, tous sont nos amis. Nous avons donc voulu les aider, et avons décidés de devenir famille d’accueil pour la SPCA. 

Première étape, remplir les documents nécessaires. Deuxième étape, leur envoyer le tout par courriel et prise d’un rendez-vous. Si vous voulez accueillir des chiens, vous devez passer une formation. Puisque nous voulions des chats – pour ne pas avoir de souci avec nos propriétaires – pas besoin. Une semaine plus tard, directions la SPCA. Nous avions acheté litière et bac, en prévision. Mais nous n’étions pas certains de repartir avec un animal le jour même. Arrivés à la SPCA, nous rencontrons plusieurs chats, dont Garfield . Gros matou roux, il a été abandonné parce qu’il n’était pas propre et ne faisait plus ses besoins dans la litière. La conseillère de la SPCA nous indique que la plupart du temps, cela est une fausse excuse pour abandonner l’animal. Effectivement, Garfield est très propre. Ne voulant pas démarrer avec un chat possiblement agressif – et je dis possiblement parce que encore une fois, il peut s’agir d’une excuse pour abandonner l’animal – nous optons pour cette boule de poils rousse et le ramenons à la maison. 

La SPCA nous a fournit sa nourriture, puisqu’il était atteint d’un petit problème urinaire qu’ils devaient soigner avant de proposer Garfield à l’adoption. Nous avons emprunté une caisse de transport pour le ramener à la maison, sous caution de 30$. Fière famille d’accueil, nous rentrons avec celui qui ne partira plus de chez nous. Mais attendez la fin de l’histoire 😉

Garfield ne mangeait presque plus, et cela faisait 10 jours qu’il était dans une petite cage. Apeuré par le bruit et la présence des autres chats, il faisait vraiment pitié à voir. Lorsque l’on rentre dans ces salles, lorsque l’on voit les chats et chiens là-bas, votre cœur vous crie de les aider. De leur donner 15 jours de répit, de bonne conditions pour se reposer et reprendre des forces. Vous avez simplement à leur ouvrir votre porte, et vos bras. Nous lui avons ouvert les bras, il a tout fait pour qu’on ne puisse jamais le laisser partir. Nous l’avons rapporter une première fois à la SPCA et avons pleuré lorsqu’on nous a annoncé qu’il était toujours malade : pleuré de joie, car il restait encore un peu à la maison. La deuxième fois, verdict : il est guérit, il peut être proposé à l’adoption. Nous pouvons le laisser là. Mais nous n’y arrivons pas. Ce petit être fait parti de la famille depuis un mois, nous avons prit nos habitudes avec lui et lui avec nous. Le dilemme est grand, mais nos cœurs  ne connaissent pas la raison et nous l’adoptons. 

Voilà, nous n’avons pas été famille d’accueil très longtemps. Mais nous envisageons de garder d’autres chats dans le futur, en essayant de ne pas tous les adopter ! Pour la belle histoire d’amour que cela a créer entre ce beau minou et nous, je vous souhaite à tous de tenter l’expérience et de devenir vous aussi, des familles d’accueil parfaites. 

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