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Samuel Archibald, citoyen de Rosemont

Si son quartier se transformait en royaume, il en serait l’un des princes. D’ailleurs, ses deux filles souhaitent qu’il en devienne un jour le maire, puisque selon elles, il y connaît tout le monde. L’essayiste, auteur, et scénariste Samuel Archibald vit à Montréal depuis 1997. Il se décrit comme un citoyen de Rosemont, quartier où il est installé et auquel il est particulièrement attaché.

Samuel apprécie le côté multiculturel de la ville qui prend vie dans le mélange et la cohabitation plutôt qu’en communautés fermées, comme dans certaines grandes métropoles. Il trouve précieux cette gentillesse caractéristique des Montréalais tout comme l’aspect encore très village de certains des quartiers qui ont leur couleur et leur culture singulière.

« Montréal, nous dit l’auteur, est la ville de Michel Tremblay et de Carole David, d’Hubert Aquin et de Léonard Cohen, d’Arcade Fire et d’Avec pas d’casque, de Denis Villeneuve et de Julie Doucet, et de centaines d’autres artistes que j’admire et dont la pratique m’inspire au quotidien. Il n’y a pas de ville où je serais plus fier de faire ce que je fais et me sentirais mieux installé pour le faire. »

Samuel Archibald

Un écrivain de bar et de café.

Samuel Archibald aime travailler au milieu des gens, dans des endroits publics où foisonne la vie. Parmi ses endroits de prédilection, on retrouve La tasse rouge, un café communautaire du Vieux-Rosemont. Les clients y sont accueillis par Suzanne, la propriétaire, ou par ses acolytes, Kathleen et Gabrielle. Elles ont chacune leur façon de faire sentir le client chez lui. Au milieu de vieux habitués, des itinérants (à qui l’on peut offrir une soupe ou un café) et des jeunes professionnels, on prend un thé ou un café accompagné de pâtisseries fraîches dans une ambiance douce qui permet la concentration autant que la confidence.

Côté bar, il adore fréquenter La Taverne du Pélican, qui offre de belles variétés de bières, de vins et de spiritueux ainsi qu’un menu de taverne pour dépanner quand on est trop confortable pour changer de place. On court la chance d’y retrouver Samuel jouant au billard, écrivant, le coude sur le zinc, en réunion sous le requin marteau empaillé ou placotant avec l’un des barmans: Ben, Hugo ou Stéphane.

La reconnaissance

Les scénarios de Samuel Archibald sont très urbains, contrairement à sa prose. « Le temps de la littérature est long, nous dit-il, et me ramène, la plupart du temps, à la région d’où je viens. Avec les années qui passent, cependant, mes personnages ont de plus en plus tendance à transiter par Montréal ou à y vivre »

L’auteur a reçu, entre autres récompenses, le Prix des libraires du Québec 2012 pour Arvida: Histoires et deux prix Gémeaux pour les scénarios de la websérie Terreur 404. Pour lui, le cœur de son travail est la connaissance de l’être humain. Ainsi, au-delà de ces distinctions, lorsqu’une lectrice ou un lecteur lui avoue s’être reconnu(e) dans ce qu’il écrit, cela lui procure une grande joie.

Côté projets, il planche avec ses complices, William S. Messier et Sébastien Diaz, à la conception d’une série lourde. La Pyramide nous fera découvrir Montréal sous un jour mystérieux et un peu inquiétant. Gageons qu’encore une fois, Samuel Archibald saura viser juste avec son scénario et qu’il s’en fera parler alors qu’il déambulera dans les rues de Rosemont.

Merci à notre invité du mois: Samuel Archibald

Samuel Archibald

Photo © Frédérick Duchesne

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