Carnet d'entrevues

Nicole Bordeleau: face au fleuve

Quelques heures avant le lancement de son nouvel ouvrage, Nicole Bordeleau nous donne rendez-vous pour un entretien. Dès qu’elle entre dans la pièce, elle nous remercie de notre présence et de l’intérêt qu’on lui accorde. Elle ne cache pas sa fébrilité et son excitation face à la journée qui s’annonce. Malgré cela, c’est une femme disponible, profondément humaine et d’une grande sensibilité qui nous parle de ses projets et de son affection pour Montréal.

Auteure reconnue et établie dans le domaine du mieux-être, Nicole Bordeleau aurait pu poursuivre sur sa lancée et offrir à son public un nouvel ouvrage de croissance personnelle. Or, celle qui a écrit L’Art de se réinventer préfère ici démontrer comment se renouveler plutôt que de se contenter de le prôner. Se positionnant en phase avec ses enseignements, elle s’aventure dans la fiction et publie son premier roman : S’aimer malgré tout.

Cohérente avec ses valeurs

Rassurez-vous, les thèmes qui lui sont chers se retrouvent dans le récit d’Édith, une trentenaire qui, après une période particulièrement difficile, trouve le journal intime de son père. Découvrir une partie de ses origines et en apprendre sur le passé de ses parents la trouble, mais lui ouvre aussi la voie vers une vie nouvelle. « Édith ne ferme pas les yeux sur le tragique de son existence, raconte l’auteure, elle apprivoise cette part d’elle-même, cet héritage ».

L’action du roman se situe à Montréal, un choix qui ne relève pas du hasard. « Quelle ville intéressante, nous dit Nicole Bordeleau, avec son urbanité, son mélange de culture, son vivre-ensemble ! On n’en prend peut-être pas suffisamment conscience puisqu’on vit dans une relative harmonie, mais tout cela est précieux. Lorsqu’elle marche dans la ville, malgré l’agitation qui règne. Édith, dans le roman, arrive toujours à entendre les oiseaux chanter. C’est ça Montréal ! ».

Au cœur de S’aimer malgré tout, la ville tient un rôle d’alliée, de témoin silencieux et de gardienne de l’histoire avec un grand et un petit « h ». L’auteure soutient que le passé personnel des gens influence leur présent, tout autant que le passé collectif définit une société. C’est en partie pour cette évocation à notre patrimoine que la co-fondatrice du centre de méditation Yoga Monde porte une affection particulière au Vieux-Montréal.

Le fleuve, son refuge

Toutefois, pour Nicole Bordeleau, un des intérêts majeurs de Montréal demeure le fleuve. Comme son personnage, l’auteure se tourne régulièrement vers cet immense cours d’eau. « J’aime prier et méditer en face du Saint-Laurent. Il est majestueux, toujours calme et souple. Ses enseignements sont nombreux, c’est une richesse inestimable ».  

Et c’est à l’image de ce fleuve que Nicole poursuit son chemin puisqu’elle sillonnera le Québec à la rencontre de ses lecteurs et lectrices, pour leur présenter son roman. Lancements et Salons du livre sont donc à son agenda au cours des prochaines semaines. S’aimer malgré tout sera également publié à Paris vers la fin de l’automne. Par la suite, l’auteure, maître en yoga et conférencière continuera, avec l’authenticité et la générosité dont elle sait faire preuve, de transmettre réflexions et trucs simples afin de soutenir les autres à retrouver le calme nécessaire à vivre le moment présent.

Merci à notre invitée du mois: Nicole Bordeleau

Crédit photo: Laurence Labat

 

Vous pourriez aussi aimer...

Pas de commentaire

Laisser un commentaire